Cinéma - Star Wars - Rogue One de Gareth Edwards (2016)

Je ne pouvais pas terminer l’année cinéma autrement que par le film pour vieux geek par excellence : Le dernier Star Wars (version Disney). Je vais essayer de ne rien spoiler pour ceux qui ne sont pas encore allés le voir.

Situons déjà cette histoire dans la saga au déjà 7 films (8 maintenant). Il se situe donc entre le premier star wars de 1977 (rebaptisé épisode 4 A New Hope) et le dernier épisode de la nouvelle trilogie (donc le 3…. vous suivez ? ). Mais il ne fait pas appel aux personnages habituels, donc ne se situe pas officiellement dans la saga originelle. On appelle ça un spin-off et c’est un certain Gareth Edwards qui s’y colle, sous la supervision de J.J. Abrahams, aux commandes des autres films. Le réalisateur anglais a déjà commis un énième Godzilla, ainsi que Monsters…. Bon, ça peut inquiéter, mais il a montré une bonne maîtrise technique.

Petite parenthèse technique justement, à l’adresse des salles diffusant le film en 3D. La technologie passive utilisée nécessite des lunettes qui polarisent et affadissent l’image. Il est donc nécessaire de calibrer le projecteur en fonction de cette technologie. Dans la salle où j’étais, le projecteur était visiblement calibré pour une projection 2D, car quand j’enlevais les lunettes, l’image était normale, et non avec un surcroît de constraste, comme c’est le cas habituellement. Comme le film commence dans des environnements très sombres, c’était une catastrophe visuelle mais qui n’a pas semblé déranger trop de monde (même problème souvent avec le son mal réglé sur les basses ou la balance). Ajoutons à cela que le réalisateur n’a pas vraiment calibré ses scènes pour de la 3D, comme un James Cameron pour Avatar. L’option 3D peut donc être évitée sur ce film.

En dehors de cet aspect, le film tient bien la route pour l’aspect technique avec un univers complètement respecté et des planètes qu’on a entrevues auparavant (par exemple Yavin 4) et aux decors fouillés. Les scénaristes ont aussi fait du bon boulot, sans cette fois copier le premier Star Wars, comme ce fut le cas pour celui de 2015. Même si nos deux héros, ou plutôt l’héroïne et son faire-valoir, ont quelque chose de Leia et Han Solo, même si le robot du film a un peu de C3PO, on prend du plaisir à les suivre dans leur quête : Récupérer les plans de l’étoile noire. Pas de chance, on sait comment cela finit si on a vu la saga. Mais la galerie de personnages est suffisamment intéressante pour passionner l’habitué, comme celui qui n’a vu aucun des autres films. On retrouve même des personnages des deux trilogies, dont deux étonnantes recréations, grâce au maquillage et aux trucages numériques. Je vous en laisse la surprise.

Le film est plus moderne, faisant appel au contexte politique de notre époque, comme les premiers le faisaient aussi. Il est aussi plus violent dans les combats et je tiens à le rappeler aux parents qui emmènent des enfants trop jeunes, sans se rendre compte du traumatisme possible. Coté musique, je suis aussi déçu car n’est pas John Williams qui veut. Certaines partitions sont des reprises ou hommages mais d’autres font un peu tâche dans l’ensemble. Les fans compteront donc les nombreuses allusions aux deux trilogies (et ça n’en manque pas, croyez moi), tandis que les autres regretteront que ce ne soit qu’un spin-off et non une trilogie parallèle. Certains personnages croisés mériteraient un épisode à eux tout seuls (Saw Guerrera, par exemple, magnifiquement interprété par Forest Whitaker) car en 2H30, ils ne peuvent prendre assez d’épaisseur par rapport aux héros. Le film est donc très réussi dans son ensemble et fait honneur à la licence. Disney semble donc en passe de réussir son pari.

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Written on December 24, 2016
Categorie : cinema
Tags : 2010s,Cinéma,geek,spaceopera,starwars