Blog - Le difficile parcours d'un Mélomane - Chapitre 1

Il y a des années que je veux faire ce billet de blog mais je repousse. C’est une sorte de coming-out musical en fait, comme quoi, même si tu as écouté de la merde au début, tu es encore récupérable.

Mon premier disque à moi, ce fut un cadeau pas vraiment choisi. C’était un vinyl 45 tours d’un groupe qui va vous situer tout de suite l’époque : La Bande à Basile. Pour vous situer, ils ont commis la fameuse Chenille ! Mais mon 45 tours, c’était celui là :

Le “Rock à l’école” de la face B avait déjà ma préférence, au grand dam de mes parents. Bon, c’est sympa quand tu es petit mais je n’ai pas eu une énorme passion non plus pour le groupe.

A la maison, on écoutait bien autre chose sur le “Tourne-disque” du grand-père. Il y a d’abord de vieux 78 tours (des pièces de collection aujourd’hui disparue) mais aussi du Tino Rossi, du André Verchuren (là, on voit le lien avec la Bande à Basile…) et des choeurs de l’Armée rouge. Un peu de Jean Ferrat aussi, et puis des airs d’opérettes de Francis Lopez (Luis Mariano, ….). Autant vous dire que je n’étais pas vraiment au top de la modernité. Comme en plus je n’avais pas, pendant longtemps, de poste de radio perso, je subissais plutôt les choix musicaux. Avec l’arrivée de la FM et d’un radio cassette, ce fut une révolution, pour moi. Sans parler aussi des premières chaines musicales avec des clips, le top 50 sur Canal. Bref, j’ai 12 ans et je peux enfin être un peu plus à la page.

image

Oui, c’était une chaine hifi !

Les premiers 45 tours que j’ai pu choisir dénotent déjà un problème chez moi : Gold - “Capitaine abandonné”, Survivor - “Burning Heart” (bande son du Rocky IV) et A-Ha et son “Sun always shine on TV”.

Soit donc un peu de variété synth-pop, de la Pop vaguement new-wave et un Hard FM-AOR. Finalement, je n’en suis pas vraiment sorti complètement. Et puis en même temps, on a là les 3 styles marquants de ces années là. Je n’écoutais ça que sur un modeste électrophone qui avait fait un peu la guerre…

Evidemment, on oublie encore la stéréo, la hi-fi mais au moins j’avais le droit d’écouter ce que je voulais. Je pouvais aussi puiser dans le répertoire Jazz des disques du paternel. J’ai ainsi pu écouter du Sidney Bechet, du Louis Armstrong, du Duke Ellington, mais aussi des classiques plus rock comme Bill Haley & the comets, les Platters. Et puis aussi dans du Johann Strauss…

Finalement, avec le recul, je me dis que si je n’ai pas baigné dans la modernité tout de suite, j’ai eu quelques bases utiles dans tout cela. Mais la vraie émancipation musicale arrivera donc avec le radiocassette, la FM que je pouvais enfin écouter correctement, et pas que dans la voiture. Avec les quelques cassettes que j’avais, je pouvais enregistrer les chansons qui me plaisaient quand elles passaient, me les repasser ainsi à loisir.

image2

Le Philips D8334, un symbole de liberté !

Je n’ai pas forcément le souvenir des titres qui ont atterris sur les bandes mais je me souviens quand même qu’un peu plus tard, j’enregistrerai un live de Brian Ferry sur Europe 1, artiste dont j’irai approfondir la carrière avec Roxy Music et les premiers albums avec Brian Eno. J’ai aussi connu les tous débuts d’un jeune groupe anglais avec deux frères au fort caractère : Oasis. Mais ça c’était déjà en 1991. Avant tout cela, j’ai quand même été un adolescent comme les autres, avec des titres plus … ludiques? Les premiers titres de Niagara par exemple :

Un souvenir d’un voyage aux sports d’hiver où ça passait en boucle. C’est curieux, parfois. Et pourtant j’ai aussi craqué sur un autre 45 tours bien différent : Russians de Sting. J’aimais le thème, les paroles, ce son lancinant, et puis le personnage. Même maintenant, je me souviens encore des paroles, c’est dire.

En 1985, j’entamerai donc ma période “Sting” puisque j’achèterai moi-même mon premier 33 tours, The Dream of the blue turtle. Mais sans aucun rapport, cette période là sera un peu en parallèle de la période Michael Jackson qui s’enchainera en 86-88. Un Michael Jackson entre funk et rock, à l’époque alors que Sting devenait jazzy avec son album “… Nothing like the sun”. Ce sera mon premier album en CD. Mais ça, c’est une autre histoire. En attendant, voilà la playlist que ça donne :

la video

…A suivre.

Written on June 2, 2018
Categorie : musique
Tags : 1980s,autobiographie,Musique,