Cinéma - Le Mystère des Pingouins de Hiroyasu Ishida (2018-2019)

Encore une nouvelle livraison de long-métrage d’animation dans les salles françaises… même s’il a mis un an à être distribué. Et encore une fois on prend une bonne dose d’onirisme

Pourtant ce n’est pas une production Ghibli et Wild Bunch s’est un peu planté en mettant ce film en face des mastodontes de l’été : Les spectateurs dans la salle se comptaient sur les doigts d’une main. Pourtant l’histoire interpelle :

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*Quand des pingouins apparaissent partout dans sa petite ville, semant au passage une joyeuse pagaille, le jeune Aoyama se dit qu’il y a là une enquête à mener. Ce studieux élève de CM1, accompagné de son meilleur ami, enrôle également sa rivale aux échecs et une énigmatique assistante dentaire pour percer le secret des pingouins. Mais ces petites bêtes ne sont que le premier signe d’une série d’événements extraordinaires. Commence alors pour le jeune garçon une aventure pleine de surprises… et de pingouins !

Le pingouin c’est mignon, c’est symbolique de l’environnement…Mais on a quand même du mal à suivre le réalisateur dans cette histoire. C’est son premier long métrage et peut-être a-t-il voulu trop en mettre et cela n’est pas très accessible à un jeune public ou à un public occidental. En effet, on retrouve des éléments propres à des légendes japonaises, au Shintoïsme et au rapport à la nature. Je rapprocherai ce film d’une autre production récente du pays du soleil levant, Lou et l’île aux sirènes, ou même le Ponyo sur la falaise de Miyazaki, sans atteindre le niveau de ces deux films….Car on y retrouve la mer, les créatures de la mer et les divinités de la forêt, avec des séquences magnifiques. Mais le film reste inégal dans son aspect avec des décors somptueux surtout les séquences en forêt, et d’autres séquences plus bâclées dans le dessin ou l’animation.

Si je me suis laissé emporté par cet histoire, ce n’est pas grace au héros, un garçon un peu hautain, obsédé par les seins (ah les mangakas ne peuvent décidément pas s’en empêcher ! ) … et les sciences. On a du mal à identifier aux personnages, si ce n’est peut-être la mystérieuse assistante dentaire. On réclamerait presque un peu de matière pour développer les personnages secondaires comme Oshida ou Hamamoto malgré déjà 1h48 de film. On a un grand discours sur l’importance des sciences et de l’approche expérimentale, même si la nature reste la plus forte. Et cela rajoute quelques longueurs parfois inutiles. On retrouve beaucoup de symboliques légendaires, du Jabberwocky à la Licorne sans que tout s’explique facilement dans l’esprit du spectateur. A l’image de grandes productions Ghibli, cela vaut bien un deuxième visionnage. Et le réalisateur rentre dans la catégorie des personnes à suivre à l’avenir pour prendre la succession du maître Miyazaki. L’essentiel c’est bien d’avoir une offre différente dans l’animation et en cela, le film y réussit.

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Written on August 21, 2019
Categorie : cinema
Tags : 2010s,Cinéma,dessinanimé,environnement,japanimation,onirisme