Souvenir de Gamer - (Michael Jackson’s) Moonwalker (1989)

Quand j’étais lecteur assidu de la presse « jeu vidéo » dans les années 80-90, un jeu me marqua au point de presque acheter la console qui va avec… Moonwalker !

Il faut dire qu’à lépoque, j’étais plutôt fan de monsieur qui porta ce projet, Michael Jackson. Il n’y a pas un mais trois jeux du même nom, plus un film. Celui qui m’intéresse ici, ce n’est pas le film, ce n’est pas la version PC ou Arcade mais la version Megadrive. Je jouais pas mal sur l’Amstrad CPC et on arrive à l’age d’or du jeu de plateforme-action. Quand je dis age d’or c’est aussi là qu’on a dégoutté des joueurs du genre, tant il y avait de sorties. Mais là, le joueur pouvait incarner ni plus ni moins qu’un Michael Jackson dansant qui allait faire justice au son de ses musiques.

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Bon, le son des ordinateurs 8bits était limité. La console de Sega qui sort alors est une 16 bits, très proche de certaines bornes d’arcade de la marque. Le son est à l’avenant même si on est loin de la qualité CD. Le graphisme est sans commune mesure avec ce qu’il se fait sur la NES, les ordis 8 bits et même les PC accessibles. La promesse du jeu c’est d’avoir en bande son certains des titres des albums Thriller et Bad. Après, pour l’histoire, on s’en fiche. Michael Jackson doit sauver des petits enfants enfermés et cachés dans les niveaux qui reprennent des clips mythiques. Hum, petits enfants, Michael Jackson…Ce sont des filles, ho. Le temps a passé et les langues se sont déliées depuis.

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Je n’avais vu que quelques images à la télévision et les photos des magazines et tout ça donnait vraiment envie de posséder cette console. Chez papa maman, un peu moins…Alors j’ai attendu un peu d’avoir une rom pour l’émuler. Madame Iceman qui avait la Megadrive était moins fan donc elle a préféré d’autres jeux dont je parlerai plus tard. La magie opère encore pour moi au début du jeu. Trois boutons pour faire sauter, faire frapper Michael ou bien lui faire faire un pas de danse tournoyant avec le chapeau en guise d’arme. La classe ! En plus le premier niveau est ce clip hommage à Fred Astaire et à l’age d’or du film noir (cf Girl Hunt Ballet…)

Et puis on progresse dans le jeu, on monte sur les escaliers, on casse la figure à des hordes de mafieux, on ouvre des portes pour libérer les enfants, le singe nous indique la sortie, on voit le méchant nous narguer, on recommence…Le truc devient répétitif, la difficulté progressant avec les niveaux. L’intérêt pour le joueur, outre le score, c’est de découvrir le niveau d’après, la musique, le décor, bref de rêver avec Michael. Il manque quelques bons petits passages secrets, quelques éléments cachés comme avait su le faire un certain Mario, ou comme le fera un autre héros de cette console, Sonic. Bref, si le jeu respectait toute la mécanique habituelle du genre, son seul plus venait de l’univers et du héros. Il y a eu des tonnes de licences comme cela. Cela reste malgré tout un des bons exemples du genre à cette époque.

Aujourd’hui, avec le retour du jeu de plateforme retro sur des supports récents, il pourrait y avoir un revival de ce jeu…Sauf que Michael Jackson est mort, que les fans ont vieilli que cette histoire d’enfants ne passerait pas. Bref, on oublie et pourtant il est un des titres emblématiques de la console à son arrivée en France. Dire qu’un Hérisson a éclipsé Michael Jackson !

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Written on October 8, 2020
Categorie : geek
Tags : 1980s,action,geek,jeudeplateforme,jeuvideo,megadrive