Musique - Goldfrapp - Supernature (2005)

**Le duo anglais de musique électronique méritait bien que l’on revienne sur un de ses meilleurs albums. Remis au gout du jour par une publicité pour une marque de matériel d’espionnage…oups d’informatique fruitée, Les Goldfrapp ont commis déjà 6 albums dont ce Supernature en 2005. **

Alisson Goldfrapp a commencé sa carrière par des participations ponctuelles comme chanteuse avec** Orbital** ou Tricky, marquant donc un goût pour l’ambient et le Trip-Hop. Elle rencontre Will Gregory en 1999. Ce natif de Bristol (la mecque du TripHop), a déjà tourné avec des artistes comme Tears for Fears, Peter Gabriel ou les voisins de Portishead, en tant que clavier et même saxophoniste. Mais il lui faudra cette rencontre pour se faire connaître en tant que compositeur. Le duo prend le nom de Goldfrapp et sort un premier album en 2000, Felt Mountain, dans un style très bristiolien. Encensé par la critique, il ne rencontre qu’un maigre succès. Il faut dire qu’il manque de hits radiophoniques, par rapport aux pointures du style. Mais le duo va réagir en intégrant des sonorités plus “rock” et une rythmique un peu plus rapide. L’album baptisé Black Cherrysort en 2003 et commence à faire sortir le groupe de l’ombre. Supernatureest dans le prolongement de cette évolution musicale et sort en 2005. Alisson Goldfrapp travaille parallèlement à l’image du groupe, par ses tenues extravagantes, son mystère. On la considère parfois comme une inspiratrice de ce que fit ensuite Lady Gaga. Il est vrai qu’elle possède un goût commun pour la musique glam rock.

L’album commence par le hit “Oh la la”. Tout de suite l’orientation dancefloor paraît plus claire avec une rythmique binaire et très présente qui prend plus d’ampleur en devenant plus complexe. S’y ajoute une guitare électrique et des filtres sur la voix d’Alisson et ce refrain simple efficace pour un morceau qui va crescendo. Il paraît difficile de mieux entâmer un disque. “Lovely 2 C U” le poursuit habilement en ralentissant le rythme mais avec toujours une rythmique très marquée, une voix haut perchée et un refrain encore imparable. Nouveau hit. Avec sa rythmique ronronnante, “Ride a white horse” fait mouche. L’arrangement est subtile avec des distorsions finement distilées et un break qui revient tout de même sur une ambiance un peu plus triphop. “You Never Know” continue à revenir paisiblement dans des arrangements plus ambient avec une voix d’Alisson qui se fait instrument en plus des paroles. “Let it Take You” est comme une délicieuse caresse que viens nous sussurer la chanteuse….qui vient se terminer avec le morceau suivant, “Fly me away”, au refrain toujours bien senti. Un morceau très pop et très classique mais qui remplit parfaitement son office. “Slide in” parvient à retranscrire la glissade musicalement avec, là encore, des arrangements sophistiqués mais qui ne gachent pas du tout le morceau. Will Gregory utilise encore les voix comme un instrument de plus. “Koko” est une pièce d’orfèvrerie qui a d’ailleurs trouvé sa place en tant qu’illustration musicale. Entre pop et ambient, on se laisse bercer par le morceau. Retour à la dance avec un “Satin Chic” très moyen malgré une rythmique de piano très jazzy. Heureusement que “Time out from the World” nous emmène dans une délicieuse pause musicale. Et tout ça pour mieux terminer à danser sur le très efficace “Number 1”.

Bien que l’ensemble soit varié, l’album conserve une unité sonore. Pourtant, Goldfrapp prendra le contrepied total de ce grand succès commercial en allant dans le downtempo et l’ambient pour Seventh Tree. Et pour ne rien faire comme tout le monde, ils reviendront à des sons pop et 80s pour Head First. Et un retour au source avec Tales of Usen 2013….

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Written on February 5, 2014
Categorie : musique
Tags : electro,goldfrapp,Musique,Pop,2000s