Souvenir de Gamer - Gauntlet (1985)

Ce jeu est sans doute l’ancètre du Hack’N Slash et un peu aussi du FPS bien que ça tienne aujourd’hui du Dungeon Crawler.

En effet, dans un univers Heroic Fantasy, on peut, jusqu’à 4 joueurs, massacrer des nuées de monstres qui viennent s’empaler sur vos armes. Il faut explorer des labyrinthes mais curieusement, on peut tirer à distance ce qui rapproche le jeu du FPS, dans sa version la plus bourrin. La vue est du dessus et pour voir un labyrinthe, on n’a jamais fait mieux. Quand on observe la technique de jeu, on retrouve des phases typiques du FPS, c’est à dire déclencher la détection du personnage par les monstres pour les faire venir et reculer en tirant dessus pour les massacrer, ou bien encore utiliser des éléments du décor (virage dans le labyrinthe) pour mieux massacrer à tour de bras.

J’ai découvert le jeu sur l’Amstrad CPC et j’ai finalement peu joué à 2 avec le doubleur de joystick alors que c’est typiquement le jeu qui se prète au jeu en collaboration. Si le principe de jeu est simple, voir simpliste, c’est dangereusement addictif de massacrer ces pauvres squelettes, fantomes et autres monstres. Couloir, porte, monstre, trésor….ça s’enchaine à l’infini et il faut apprendre peu à peu les pièges de chaque niveau. La suite, Gauntlet II n’apporta pas plus que des spécificités en multijoueur. Mais pour une fois, US Gold n’avait pas baclé le portage du jeu sur les machines 8 bits. Je dois avoir des dizaines de milliers de cadavres à mon actif, vilain que je suis. Par contre, je n’ai jamais trouvé un avantage ou un inconvénient à prendre une classe ou l’autre de personnage.

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Pour voir si la magie fonctionne encore, j’ai testé la version Megadrive baptisée Gauntlet IV mais qui diffère peu de l’original. Les niveaux sont les mêmes! Oui, le graphisme est plus joli mais pas tant que ça, eut égard aux capacités de la machine 16 bits de SEGA. Au début, on se dit que ça va être bourrin et répétitif et pourtant, on se prend vite au jeu, on laisse les monstres sortir de leurs cachettes, on joue avec les couloirs et les portes, on s’aligne bien sur les tombes pour mieux détruire la source de ces monstres. Mais surtout, il y a des raccourcis entre niveaux et ça, ça évite quelques longues attentes. Le but est évidemment de parcourir tous les niveaux. Je n’ai aucune idée du nombre que j’avais parcouru à l’époque mais je doute que ça soit plus de 50, alors qu’il devait bien en avoir 10 fois plus. Par contre la version III a tenté la 3D isométrique et ça ne marche pas. Rien ne vaut l’original bien sur.

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Je découvre maintenant qu’il y a eu un projet de portage sur la Nintendo DS. Pourquoi pas et au vu des images, ça aurait pu le faire…Annulé! Entre temps, le Hack’n sash a pris un essor avec la 3D et aujourd’hui on pense plus à Devil May Cry, Dynasty Warriors, God of War ou Diablo pour des jeux entre action et RPG. L’aspect suranné du graphisme pardonne beaucoup mais la mécanique de jeu reste finalement la même… Si ce n’est qu’Atari n’avais pas développé l’aspect RPG du jeu. La version 2014 sortie sur Playstation 4 et Windows semble bien calme. L’aspect RPG semble plus développé et on peut sans doute avoir des armes plus complexes, alors que les monstres ne sont pas si nombreux.

Sorti par Atari Games sur Arcade, Amstrad CPC, Apple II, Atari 8-bit, Atari ST, C64, DOS, Macintosh, MSX, ZX Spectrum, Master System, NES, Xbox, Game Boy Advance

Written on January 18, 2018
Categorie : geek
Tags : 1980s,dungeoncrawler,geek,Geekeries,hack'nslash,jeuvideo,retrogaming