Musique - Duality de Lisa Gerrard et Pieter Bourke (1998)

C’est un de mes albums de chevet et non, ce n’est pas un album de Dead can dance. C’est surtout un album qui mélange allégrement de nombreuses musiques avec la voix enchanteresse de Lisa Gerrard.

Je m’interroge souvent sur ce choix, par rapport à des albums de Dead Can Dance (DCD) ou d’autres albums solo de la diva australienne. Comme l’oeuvre de son groupe d’origine est déjà difficile à décrire ( New wave, World, Ambient, Gothique ? ), il en est de même pour cet album qui nous fait parcourir le monde entier par ses sonorités. Comme je suis plutôt adepte des métissages musicaux, je suis un bon client de ce genre d’album. Et finalement, je le choisis souvent car il représente pour moi comme une quintessence.

Dès l’intro je suis arraché à ma réalité pour m’envoler vers l’orient mais je ne saurai dire où précisément. Les percussions arrivent et la voix se fait plus aigüe et je me sens en Asie centrale. On entend le Ney parmi d’autres instruments et puis les percussions prennent le dessus avec des superpositions vocales. On a des intonations d’Europe de l’est, mélées à des rythmiques encore un peu plus asiatiques. Evidemment, l’écoute au casque magnifie le moment. Et puis on retrouve de la new wave dans cette ballade en Forêt avec des voix bulgarisantes. On pense à des choeurs religieux ou à des polyphonies corses parfois et pourtant tout sonne totalement cohérent.

Il y a évidemment un lien avec la bande son du film Gladiator que signera aussi Lisa Gerrard. On retrouve beaucoup d’aspects sacrés dans le coeur de cet album. D’ailleurs on y parle de pélerinage. Mais il semble plus proche du Nepal avec des sons proches des prières de bonzes. La voix de Lisa Gerrard est plus ronde pourtant, moins grave. Et que dire de ces mélodies lancinantes, ses rires d’enfants qui emporte l’imaginaire de l’auditeur… La rythmique est très travaillée et on se rapproche même parfois d’une mélodie pop sans être choqué. Les voix masculines font une apparition tardive donnant une tonalité plus ombrageuse à ce moment. Et pourtant c’est dans la lumière de “Nadir” que ce termine ce petit chef d’oeuvre.

Il faut accepter de partir, de se perdre pour vraiment apprécier cet album. C’est un des rares où je peux revenir sans arrêt sans une impression de lassitude, de déjà entendu. Les fans de DCD ne s’y retrouveront pas tous mais pour ma part, je trouve que c’est l’oeuvre la plus aboutie … dans ce que je recherche, peut-être.

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Written on January 22, 2019
Categorie : musique
Tags : 1990s,classique,deadcandance,lisagerrard,Musique,pieterbourke,world