Littérature - L'étrange Voyage de M. Daldry de Marc Levy (2011)

Je ne suis pas spécialement fan de cet auteur de best-sellers puisque ma première tentative (le voleur d’ombres) s’était révélée mitigée. Mais il ne faut pas rester sur un échec…

Le thème du livre m’a interpelé et c’est ma chère et tendre qui me l’a conseillé. Il s’agit d’une sorte de quête romantique dans les années 50, nous emmenant de Londres à Istanbul en passant par Vienne.

Alice Pendleburry est parfumeuse et vit à coté d’Ethan Daldry, célibataire endurci. Un soir qu’elle dine avec des amis, Daldry vient se plaindre du bruit, sans savoir que cela sera le déclencheur d’un voyage plein de rebondissement. Alice rencontre une voyante qui lui annonce qu’elle n’est pas celle qu’elle pense être et que l’homme de sa vie vient de passer derrière elle. Ne pouvant plus trouver le sommeil et perturbant celui de son voisin, c’est justement lui qui lui propose de l’accompagner dans cette quête d’identité.

Il faut reconnaître à Marc Levy un don pour raconter des histoires. Ici, on part encore du banal pour arriver à l’extraordinaire. Il parvient à rendre une atmosphère de comédie classique par le truchement des dialogues et par ses deux personnages principaux. C’est véritablement cinématographique même si je n’arrive pas à me décider sur les acteurs qui tiendraient les rôles. L’humour est très anglais, surtout chez Daldry et on rit beaucoup. Mais j’ai été tout aussi captivé par ce mystère qui me fait croire tout autant à une banale romance avec l’un ou l’autre des personnages qu’à une improbable rencontre avec un inconnu fantastique.

Le troisième personnage, c’est Istanbul, qui prend bien une bonne moitié du livre. La ville est présentée à travers un guide turc, qui peut nous emmener sur des fausses pistes. Levy s’amuse avec la figure du triangle amoureux dans une comédie qui devient dramatique. Il n’abusera pourtant pas du twist et mon intuition m’avait presque guidé vers la vérité. Alors évidemment, le lecteur qui déteste les romances et les comédies à la George Cukor trouvera tout cela ennuyeux en découvrant le pot aux roses. Mais les autres auront sûrement envie de relire à nouveau cette bonne histoire qui, cette fois, n’abuse pas du paranormal ou de l’irréel. C’est juste du très bon divertissement comme on en a besoin dans les livres. On peut s’en passer mais on sait aussi ce qu’on achète / emprunte avec ce genre de livre, non?

Written on October 2, 2018
Categorie : litterature
Tags : 1950s,2000s,comédiedramatique,littérature,roman,romance