Musique - Black Sabbath – 13 (2013)

Invité surprise de cette année dans les meilleures ventes, ce nouveau Black Sabbath est un évènement : Il marque le retour du groupe au premier plan, mais surtout le retour d’Ozzy Osbourne au sein de la formation, retrouvant ainsi le « line up » original qui date tout de même de 1968 !

Qui l’aurait parié après la mort de Ronnie James Dio, qui avait marqué aussi le groupe après le départ d’Ozzy et après une éphémère reformation dans les années 2000. Heaven and Hell, le « Black Sabbath like » de ces dernières années avait montré que le trio Tonny Iommi, Bill Ward, Geezer Butler en avait encore sous le pied. Avec un Ozzy qui retrouve la forme, il était donc possible d’espérer le meilleur d’un groupe emblématique de la scène Hard-Rock et Heavy Metal. Pour l’histoire du groupe, tout a été dit. Oublions le passé et voyons le présent de ce groupe avec ce numéro 13, qui n’est pas le 13ème du groupe mais le 19ème.

Aussitôt le « End of the Beginning » débuté avec son rythme lent et appuyé, une évidence s’impose : Black Sabbath nous fait du Black Sabbath, du vrai et ne tente pas de coller à une mode qui n’est pas la sienne comme cela a pu arriver par le passé. Mais point de son trop passéiste non plus : La production est cohérente, avec la guitare de Iommi toujours aussi efficace, une basse qui ronronne et des percussions claquantes. Et que dire de la voix de notre « mad man », particulière et reconnaissable entre 1000, mais intelligemment utilisée. N’espérez pas des montées dans les aigus, mais les graves se mèlent si bien aux instruments du quatuor. Les riffs sont classiques et efficaces et le producteur Rick Rubin s’y entend sur le sujet. Il n’est d’ailleurs pas étranger au remplacement soudain de Bill Ward à la batterie par Brad Wilk des Rage Against the Machine, qu’il avait produit en 2000. L’ambiance sombre du groupe est bien présente, même au travers d’un Zeitgeist acoustique. Pas d’erreur de production à la « Death Magnetic » de Metallica ou du dernier ZZ Top, cette fois…. « Age of Reason » ou « Live Forever » sont du niveau d’un très bon album de Blacksab période Ozzy.

Mais comme souvent avec les anciens groupes, il n’y a guère de surprise. Les morceaux font plaisir mais n’apportent pas plus que cela à une carrière bien remplie. Il manque forcément un hit du niveau de Paranoid, War Pigs, Iron Man ou …. d’une période moins Ozziesque. D’autres, moins fans des productions plus minimalistes des débuts, n’apprécieront pas ce mélange entre retour au source et production plus actuelle. Ne boudons pourtant pas notre plaisir d’un bon album de heavy metal classique, sans fioritures, sans artifices, remettant un mythe dans la lumière. Il ne peut être que l’occasion de se replonger dans leur discographie à coup de riffs percutants et de rythmiques tonitruantes. Pour ma part, je retiendrais le moins immédiat « Dear Father » et ses 7 minutes 21 pour en justifier l’achat, titre dont le texte ne peut que toucher bon nombre d’auditeurs. Car au delà des clichés persistants sur le heavy metal, il y a des textes intéressants dans cet album sur lesquels il est bon de prèter une oreille attentive. Bref, un achat pas indispensable mais une excellente surprise à ne pas réserver qu’aux fans du genre.

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Written on June 30, 2013
Categorie : musique
Tags : hard-rock,metal,Musique,2010s