Souvenir de Gamer - Bard's Tale (1985)

S’il y a un Jeu de rôle informatique sur lequel j’ai passé du temps, c’est bien Bard’s Tale. Je l’ai connu sur MS/DOS puis son adaptation sur Amstrad CPC et j’ai découvert récemment sa version NES/FAMICOM.

Sous-titré “The Tales of the Unknown”, je me souviens très bien de cette jolie boite jaune et verte siglée d’une jeune société : Electronic Arts… Comme ci contre. Le jeu est une adaptation des règles de Donjons et Dragons, le mythique jeu de rôle sur table, qui déjà avait autant de clans que le logiciel libre aujourd’hui. Le but est très simple : Tuer le méchant. Mais pour cela, il va falloir explorer la ville de Skara Brae, dans ses égouts comme dans le chateau. Le méchant Mangar a lancé des monstres dans tous les recoins et dans le genre recoin, ils ont du faire à la société Dédale et Cie pour tout construire. Mais heureusement, on peut compter sur la guilde pour trouver des compagnons de route.

Tout le sel du jeu était dans cette exploration et dans la progression des personnages que l’on choisissait au début, parmi une liste de classes. Libre à chacun de ne partir qu’avec des guerriers ou des magiciens, mais on va vite découvrir les avantages et inconvénients de chaque classe. Surtout qu’au début, on part “à poil” et qu’il va vite falloir trouver de l’argent pour s’acheter potions et équipements. Mais le pire est qu’il n’y a pas de carte dans le jeu….enfin dans les versions Amstrad CPC ou MS DOS. Il va falloir cartographier soi-même avec des feuilles à petits carreaux que l’on va noircir. Pas de chance, je me suis débarassé des plans de l’époque. C’est donc un pur “dungeon crawler” à l’ancienne, avec ses monstres, sa fausse 3D dans des couloirs interminables et son graphisme austère. Dans le même genre, on a le mythique Dungeon Master de l’Atari ST. Mais sur ce Bard’s tale, il y avait ce petit supplément d’âme avec ce système de guilde, l’église où l’on pouvait ranimer les personnages, la taverne. Il fallait beaucoup d’imagination sur CPC par rapport aux jolis graphismes en CGA ou EGA , les standards de l’époque. Et puis il y a la classe “Barde”, qui donne le nom au jeu et qui n’est pas là que pour faire la musique du jeu…

Aujourd’hui, je me suis donc lancé dans la version NES qui reste fidèle aux autres versions. Pas besoin de beaucoup de boutons, les dialogues étant limités. Comme tous les jeux NES, ça a vieilli graphiquement et pourtant on se prend vite au jeu de l’exploration. Au départ, il faut “leveler” en faisant des allers et retours dans un petit périmètre pour être assez fort. C’est le principe même du Dungeon Crawler où l’on doit améliorer les personnages puis explorer, puis re-améliorer patiemment. On s’échangeait les cartes à l’époque entre potes de lycée. Aujourd’hui, on doit les trouver toutes faites mais ça n’a aucun charme. Mais la version NES avait déjà des cartes affichées sur l’écran.

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La version Amstrad

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La version NES

Pour ceux qui seraient tentés de retrouver l’esprit de ce jeu sur une console plus récente, je conseille Etrian Odissey sur DS. Mais évidemment, ça s’émule très facilement sur NES. Surtout que ça ne pèse pas beaucoup de Kilo Octets.

la video

Written on November 9, 2017
Categorie : geek
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