Je suis un héros créé dans les années 30 dans un magazine pulp, je suis le premier héros de science-fiction de la BD, je suis le premier à désintégrer des ennemis avec un pisto-laser, je suis, je suis ….écrit dans le titre de la chronique.

Ô toi lecteur qui n’a pas connu les années 80, ne passe pas ton chemin tout de suite. Car tu ne connaîtrais pas la glorieuse épopée de ce cosmonaute parti dans l’espace au 20ème siècle et qui mystérieusement se retrouve propulsé au 25ème siècle. Le producteur de série prolifique Glen A. Larson réveilla ce héros en 1979 à travers un pilote distribué comme un film puis 3 épisodes de 90 minutes et 9 épisodes de 52 minutes répartis sur 3 saisons de 1979 à 1981. La France attendra 1983 pour découvrir notre héros sous les traits de Gil Gerard. Si on l’a vu dans quelques autres séries et films, il n’est pas si connu que cela en dehors de cette série.

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le marketing de l’époque…

Il s’agit donc d’une série orientée Space Opera mais qui a très mal vieilli, du moins si l’on prend cela au premier degré. Car à la différence d’un StarTrek ou d’un Cosmos1999, nous sommes ici dans du pulp avec de l’autodérision. La télévision veut de l’action, de l’image, des filles sexies et elle va trouver en Buck Rogers le pendant des films de SF des années 60. Pour les filles sexy, on a Erin Gray, ancienne mannequin qui écuma pas mal de séries (Magnum, Ricky ou la belle vie…) et qui trouve ici un de ces rôles emblématiques comme Wilma Deering, colonel aux cotés du capitaine Rogers. Avec les combinaisons moulantes en spandex, les minijupes, elle est inoubliable…mais ne manque pas de réparti face à un Buck Rogers très macho. Notez que c’est sa supérieure, hein !

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Les adolescents s’en souviennent bien de Wilma, alors que les plus jeunes préféraient plutôt le robot Twiki, accompagné parfois d’une intelligence artificielle. Bidi, bidi, bidi….la voix française (Jacques Ferrière et Albert Augier) y a fait beaucoup aussi. Face à ce petit délire, il fallait une personnalité sérieuse, le Docteur Huer (Tim O’Connor). Mais on a eu droit à de sacrées guest-stars comme ça se faisait beaucoup dans les séries de cette époque. Jack Palance, Peter Graves, quelques acteurs de série B comme Richard Lynch, Jamie Lee Curtis avant qu’elle ne soit connue, par exemple et des tes connues dans le Hollywood et la TV de l’époque.

Des méchants, de l’espace, des robots, des pisto-lasers et puis évidemment des vaisseaux spatiaux. Bon, là, les moyens étaient aussi ceux de l’époque en télévision ce qui rend le tout assez ridicule aujourd’hui avec surtout des cadrages sur le cockpit des pilotes avec des effets de lumière, de la fumée et de jolies maquettes qui bougent sur fond noir vaguement étoilé.

Cela n’empêche pas justement la série d’avoir un charme indéniable à cause de ce côté kitsch totalement assumé. Avec la relation Buck-Wilma, l’humour, ça fonctionnait bien mais ça s’est démodé assez vite, les scénaristes étant à court d’idées…Ou peut-être aussi parce qu’il y a eu beaucoup de séries de Space Opera dans les années 70. On trouve un personnage au nom d’Amiral Asimov, des robots que l’on veut cloner, etc…Finalement ils auraient du prendre la BBC pour la produire, si vous voyez ce que je veux dire, cela aurait duré longtemps…très longtemps.

la video

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